Asticlian gambit!

Publié le par Patate des ténèbres

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Officiellement, Asticlian gambit est le quatrième scénario d'une grande campagne athasienne, à l'époque de la seconde édition de AD&D, dans le setting de Darksun. Ecrit par Anthony Pryor, il s'agit encore des classiques carnets à spirales, un pour les pjs, avec illustrations et cartes, l'autre pour le meujeu, avec moult fourberies rigolotes à l'intérieur.

 

La structure de l'aventure est classique, mais les enjeux sont énormes, et mes braves aventuriers de l'époque ne s'y trompèrent pas. Ils jouèrent le jeu des rencontres aléatoires dans le désert entre Tyr, leur point de départ traditionnel, et Gulg. Ces aventures pour Darksun sont plutôt sympathiques, et collent vraiment à l'ambiance de l'époque: Une rencontre aléatoire, un mort - Ce fut parfois le cas, tant les bestioles sont puissantes et vicieuses. Dans la version originale, la création d'un arbre de personnages était recommandée; Chaque joueur disposait de quatre personnages, et les pex gagnés pour un en augmentait un autre, qui pouvait ainsi entrer en jeu avec une chance de survivre à sa première rencontre.

Dans Asticlian Gambit, les pjs rencontrent l'Oba, la Reine-sorcière de GUlg, ainsi que son rival, le Roi d'ombre de Nibenay. Pour le bourrin de base, cela se résume à serrer les dents et à faire des tonnes de course à pieds durant la Chasse de la lune rouge, mais pour les aventuriers expérimentés que j'avais alors, qui avaient assistés à la chute de Kalak de Tyr et fait les marioles devant le Roi-sorcier d'Urik, Asticlian gambit fut une belle occasion de jauger de futurs grands méchants en devenir, et de forger alliances et contacts dans les deux grandes Cités-Etats perdus dans la jungle.

 

En cela, l'aventure s'éloigne un peu des habituelles épreuves de survie en désert, avec le classique rationnement d'eau, la fuite face à la bande de kreen en maraude, ou la tempête de pulvre qui fait du bobo. Ici, les occasions ne manquent pas d'explorer deux des plus grands palais de la région de Tyr, de se confronter à des intrigues de courts dans un monde à bout de souffle, et pour le meujeu malin, de lancer pleins de petites amorces scénaristiques, dont certaines d'ailleurs sont décrites dans les livrets à spirales.

Asticlian gambit reste cependant du pur Darksun de la belle époque, avec beaucoup d'épreuves physiques et de réelles menaces mortelles derrière chaque tronc de cette jungle bien hostile.

D'aventure classique et bien écrite, Asticlian gambit peut rapidement devenir une mini-campagne se déroulant dans une région qui peut sembler hors du temps athasien pour les joueurs. Le scénario peut bien entendu être joué comme une succession de caravane marchande - trahison - survie - survie - fuite, mais il offre ici des opportunités incroyables pour s'impliquer dans l'Histoire encore à écrire d'un monde mourrant, tout en grapillant quelques secrets dans les palais de Gulg et de Nibenay.

Paradoxallement, j'avais eu deux préservateurs dans un premier groupe, et deux dans un autre qui joua Asticlian Gambit, aucun ne rata l'occasion de chiper quelques secrets à Nibenay, jadis connu sous le nom de Gallard, un monsieur particulièrement porté sur l'étude de la magie profane et détenteur des clés vers les étranges dimensions entourant Athas.

Publié dans Les Jeux de rôles

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Monsieur Manshoon 07/03/2015 17:50

personnellement j'appréciais ce format en carnets, et le style correspond bien à l'ambiance de l'époque.

orochimarrant 07/03/2015 12:44

ça tue un peu les yeux les illustrations de Baxa.