Planetary #6 – Comme en 40 !

Publié le par Patate des ténèbres

Les Dystopiens regroupent plusieurs individus nés dans des réalités alternatives, ayant en commun de très longues périodes de conflits. Arrivés depuis peu sur la Terre des Agents, ils peinent à supporter la paix globale et apparente régnant là. Grâce à leurs terrifiants pouvoirs, ils s’apprêtent à changer les axiomes de la réalité, pour engendrer un conflit planétaire durable.

 

Antoine incarne Tunoclotl, un demi-dieu Aztèque de la connaissance.

Marie incarne Channel-girl, une adolescente capable de computations heuristiques.

Pierre incarne le Fier américain, un héros de la seconde guerre mondiale dans une réalité alternative.

Valérie incarne Inga, une métamorphe finlandaise muette.

 

Monsieur Cavil a rassemblé les Agents en urgence, afin de leur montrer une longue série d’évènements apparemment sans liens, mais formant une toile inquiétante d’insécurité. Rien de bien nouveau donc, mais Monsieur Cavil parlera d’une volonté poussant régulièrement derrière des incidents normalement sans conséquence, mais affectant malgré tout la situation mondiale. D’autres Bureaux de Planetary sont depuis peu mobilisés autour du phénomène, et au moins un individu a été repéré au centre d’une toile faite de faisceaux de ces incidents anormaux.

Werner Heinhardt est un homme d’affaire philanthrope, finançant des artistes inspirés par le régime Nazi. Une analyse de son profil montre un sociopathe hautement intelligent, mais surtout un méta-humain aux pouvoirs inconnus. Plus encore, des photos de lui apparaissent à partir de 1941, et depuis lors, il n’a pas vieillit.

Channel-girl lancera une computation heuristique sur l’individu, et ramènera un chaos de données, toutes orientées vers le conflit, la vente d’armes et les théories Aryennes. Heinhardt vit à Berlin mais semble se déplacer souvent, il doit être à New York dans deux jours, pour la promotion d’une auteure qu’il finance, Velma Retter, et dont le sujet de prédilection est la réécriture de l’histoire Nazi.

 

Les compagnons du Fier américain auront bien du mal à calmer le méta-humain. Dans sa propre réalité, l’Allemagne et le Japon ont transformées la Russie en un vaste camp de concentration où naquit une armée d’augmentés qui ravagea le monde. Voir les thèses négationnistes gagner en importance le mets dans une fureur qu’il contiendra difficilement. C’est durant la séance de dédicaces de Velma Retter qu’il perdra pieds, insultant la femme d’une trentaine d’années, qui se montrera pleine de morgue et aura exigée d’être déplacée, côtoyant une auteure afro-américaine, elle aussi en dédicace.

Le Fier américain renversera une pile de livres, mais se retrouvera immédiatement face à deux gardes du corps, massifs, blonds aux yeux bleus, dotés d’une super force. Il sera projeté à l’autre bout de la pièce et se relèvera, prêt à combattre, mais Inga lui enjoindra de se calmer. Werner Heinhardt est en train de les observer depuis une galerie en hauteur, un profond mépris dans le regard. Avant que les Agents ne puissent réagir, ils sentiront une vague de puissance émanant d’Heinhardt et venant frapper Channel-girl, qui tentera de résister mais subira une rapide transformation physique ; Ses doigts se changeront en câbles électriques qui viendront s’insérer dans tous les appareils à proximité, ses yeux disparaîtront derrière d’énormes implants desquels couleront des filets de sang, son dos se hérissera d’antennes. A ses hurlements de douleur se joindront des explosions à travers tout le bloc d’habitations, jusqu’à ce qu’une panne générale plonge la librairie et les buildings alentours dans les ténèbres.

Werner Heinhardt aura disparue lorsque le courant sera rétabli. Channel-girl sera prostrée sous un bureau, tremblant comme une feuille mais ayant retrouvée sa forme originale. Velma Retter aura également disparue et les Agents auront fort à faire avec l’équipe Stormwatch de Santini qui aura été mobilisée pour évaluer la situation.

 

Le temps qu’ils reviennent à Boston, Monsieur Cavil aura transmis des informations sur les possibles pouvoirs méta-humains de l’homme d’affaire allemand. Il aurait apparemment un contrôle sur la réalité, provoquant l’apparition d’une version différente des individus. Les analystes de Planetary estimeront qu’il puise dans sa réalité d’origine, son aura indiquant ses origines étrangères. L’équipe de Boston sera choisie par le Quatrième homme pour révéler tous les tenants et aboutissants liés à cette affaire.

Tunoclotl et Channel-girl, bien qu’affaiblie, se lanceront dans une vaste recherche sur tous les phénomènes pouvant être rattachés au pouvoir d’Heinhardt, ils s’immergeront ainsi dans l’univers des néo-nazi, des suprémacistes blancs et finiront par trouver un groupe de méta-humains, la Jeunesse pure, formé d’individus peu recommandables, augmentés et liés aux œuvres caritatives du philanthrope. Une petite cellule de ce groupe existe aux Etats-unis, dans la banlieue de Chicago. L’équipe ira donc enquêter sur place et découvrira cinq nazillons pas très intelligents, disposant d’implants cybernétiques étrangement archaïques, mais toutefois mortels. Grâce à sa forme de souris bleue, Inga pourra espionner à loisir tandis que Channel-girl dressera des profils détaillés des augmentés. Les Agents auront rapidement confirmation qu’ils travaillent pour Werner Heinhardt, qui leur aura donné leurs capacités, mais également pour un groupe clairement plus important, les Dystopiens. Inga notera également que les pouvoirs d’Heinhardt ne sont que temporaires, contrairement aux rares activateurs connus, mais que la Jeunesse pure conserve ses capacités grâce à l’un d’eux, sobrement nommé Obengruppen, une sorte de relais-amplificateur.

Le Fier américain se fera un plaisir d’engager le combat, arrachant la mâchoire de l’individu, brisant ensuite quelques membres des autres augmentés qui verront leurs pouvoirs disparaître. Les Agents pourront ensuite interroger la Jeunesse pure sur leur lien avec les Dystopiens, qui se révèleront être des méta-humains puissants, âgés et tous très riches. Les nazillons ne sauront rien des plans de ces individus, mais auront eu pour mission de semer le chaos dans la banlieue de Chicago, en ciblant des individus désignés, parfois des enfants, parfois des méta-humains, mais toujours en suivant une liste.

Channel-girl utilisera sa computation heuristique sur la liste mais ne parviendra à rien. Tunoclotl proposera d’essayer, mais en se basant sur la possible uchronie d’où proviendrait un individu tel que Werner Heinhardt. Une faible ligne directrice émergera de cette idée, et les Agents comprendront que les Dystopiens cherchent à neutraliser les versions locales de ceux qui devaient être leurs opposants. Le Fier américain proposera de diffuser les noms de la liste aux différents groupes de méta-humains dans la région concernée, afin de contrecarrer les plans des Dystopiens.

 

Mais après quelques temps, les Agents sentiront qu’ils sont suivis, et l’attaque du Bureau de Boston ne tardera pas. Partout à travers le monde, ceux qui auront participés au démantèlement des opérations des Dystopiens seront durement frappés par des troupes d’augmentés atrocement mutilés, des cyborg arborant des croix gammées, ou des méta-humains à la psyché altérée par les pouvoirs d’individus qui resteront dans l’ombre.

Le Fier américain sera brièvement transformé en psychopathe porteur d’un uniforme à tête de mort, il massacrera plusieurs dizaines d’innocents, tandis qu’Inga deviendra un monstre hérissé d’implants cybernétiques rouillés. Seul Tunoclotl semblera immunisé à ce dangereux pouvoir, et il consacrera beaucoup de temps à soigner ses compagnons, en les emmenant au Guatemala, dans un temple ancien.

Le combat contre les Dystopiens viendra juste de commencer, et les Agents de Planetary auront attiré sur eux la colère d’individus aux terrifiants pouvoirs.

 

 

Publié dans Les Jeux de rôles

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orochimarrant 15/05/2015 09:42

Bien vu les pouvoirs dystopiques!

tortue stellaire 08/05/2015 14:04

gros ennemis sur ce coup!

MissJupitznic 08/05/2015 10:22

Pourquoi le nom de Dystopiens implique forcémment que ce soient des méchants? ça se trouve, ils sont très incompris...