City of Brass!

Publié le par Patate des ténèbres

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Je pose toujours un oeil scrutateur, j'aime à dire "oeil de dragon", certaines langues fourchues diront plutôt "oeil vicieux", sur les publications de Necromancer Games. Ici avec City of Brass, ils nous offrent du lourd, avec une grosse boîte avec l'équivalent de 400 pages dedans. Entre autre chose, Necromancer Games a également publié Wilderlands of high fantasy, une énorme campagne à la Conan.

 

City of Brass donc! Tout d'abord, ayez pitié je vous prie de cette laide couverture, formidablement moche! Le contenu vaut vraiment le détour et les illustrations intérieures sont de qualité. C'est donc du d20, qui s'attache à décrire la légendaire Cité d'Airain, métropole de six millions d'habitants, ça en fait des amis potentiels, située dans un endroit chaud chaud chaud. Ici pour cette édition, c'est un demi-plan nommé le Molten sky, mais tout bon MD nous replacera tout ça dans son Planescape-verse préféré.

 

Bon alors dedans cette belle boîte (oui, sauf la cover), trois livrets et des cartes. Si j'osais, et j'ose tout, nous le savons bien, je dirai que les descriptifs de chacune des régions du Molten est bien mieux détaillés que ceux des boîtes pour Planescape. Là, il y a de quoi faire, même un peu trop pour ballader d'innocents arpenteurs planaires qui vont finir par réclamet un bête Frostburn (ICI), histoire de ne plus affronter des cimeterres +15 et des CA -10. Mais bon, en tant que MD, ce n'est que du bonheur de lire ces descriptifs d'un demi-plan aisément intégrable au Plan du Feu. Des idées d'accroches sont à chaque fois suggérées, ce qui est un vrai plus.

 

Le gros morceau est bien entendu réservé à la Cité d'Airain, dont les nombreux marchés sont décrits en détails, avec moult pnj et idées d'aventures. Le Marché des Mendiants, celui du Millier de Pêchés ou encore les Quais donnant sur la mer de lave sont des endroits excessivement dangereux, faisant passer la Cité des Portes pour une bourgade provinciale. Le Sultan des Efrit, qui règne en ce lieu dispose en effet d'un magnifique palais où règne l'opulence, mais également de serviteurs maniant la dague comme la magie. On s'immerge totalement dans cet environnement surchauffé, où le danger rôde à chaque coin de rue.

 

La campagne proposée nécessite des personnages très puissants à la base, il est indiqué un niveau de départ de 10 ou 12, j'ajouterai qu'ils doivent disposer également d'une solide expérience dans les Plans élémentaires. Le problème est fréquemment rencontré par les groupes qui arpentent ces dimensions; Les entités élémentaires sont souvent aussi puissantes que fiéllons et célestes, mais bien plus frustres, elles recourent ainsi plus fréquemment à une forme de violence physique ou magique contre laquelle la diplomatie et la ruse ne suffisent pas.

A coup de 1 à 3 niveaux par aventure, les personnages se retrouvent au-delà du 22ème en imaginant qu'ils survivent, car chaque péripétie se déroule dans un quartier de la Cité d'Airain, à côtoyer des créatures surpuissantes et dangereuses. En elle-même, la campagne est très classique, mais l'exotisme des lieux incite à l'étudier puis à la faire joueur. Comme à Cthulhu cependant, il faut accepter une mort subite, non par la folie, mais par la combustion spontanée.

 

Ah oui, encore un bon point pour cette boîte; Les statistiques des pnj sont réunies dans un livret à part, et n'apparaissent pas dans les descriptifs précédents, ce qui rend la lecture digeste. Une centaine de pages de monstres, une bonne vingtaine de cartes, et voilà de quoi jouer pour une année complète, dans l'un des pires endroit connu de l'univers D&D!

Publié dans Les Jeux de rôles

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